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Hypnogenia, Hypnose & Psychogénéalogie à Marseille

 

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Faut-il écouter « Madame Michu » ?
(Ma réponse est « OUI »)

https://www.directe-sante.com/faut-il-ecouter-madame-michu-ma-reponse-est-oui/?fbclid=IwAR2pkNWklsM5uymz3NoPMsE9kkJrGklaZpjgq5IK4HpCinqyhFpknwafhIE

Chère lectrice, cher lecteur,
 
Avec un léger brin de provocation, le Dr. Rajan Sankaran, célèbre médecin indien, explique pourquoi il est devenu homéopathe :

« En tant qu’homéopathe, vous n’avez quasiment rien à faire. »
 
« Il vous suffit de poser une question au patient : dites m’en un peu plus sur vous-même, et de tendre l’oreille ».

En d’autres termes, cela signifie : écouter.
 
Et il faut se rendre compte qu’aujourd’hui, le fait qu’un thérapeute puisse écouter son patient est tout sauf une évidence.
 

Ce que font les (très) bons médecins pendant la consultation  

 
Vous avez peut-être déjà entendu parler de cette étude américaine étonnante, où des chercheurs ont mesuré le temps d’écoute moyen que le médecin accordait à un patient au cours d’une consultation1.
 
Résultat : une minute au plus.
 
Et dans certains cas, le thérapeute interrompait son patient après l’avoir « écouté » seulement…16 secondes !
 
Le problème c’est que la science a montré que plus les médecins sont à l’écoute de leurs patients, mieux ils les soignent.
 
D’abord, parce qu’une partie du remède est déjà dans ce temps donné au patient.
 
Ensuite, parce que lorsqu’il est à l’écoute, le médecin améliore ses performances diagnostiques :
 
Une étude de l’Université de Cornell, aux Etats-Unis a montré que les médecins qui étaient à l’écoute « intégraient plus rapidement les données transmises par leurs patients, restaient moins longtemps fixés sur leur idée, étaient davantage prêts à renoncer à des conclusions prématurées ».2
 

Pourquoi ils consomment 14 médicaments par jour…et par personne ! 

 
A l’inverse, lorsque le médecin n’écoute pas (ou pas assez), la prescription de médicaments devient une fin en soi, car elle est la seule preuve « tangible » que la consultation avait une raison d’être.
 
Aucune étude à ma connaissance, ne relie le manque d’écoute dans les cabinets médicaux et le fait que les Français de plus de 65 ans consomment en moyenne14,4 médicaments par jour3.
 
Mais on peut s’interroger sur ce lien.
 
Car l’écoute est un fabuleux baume apaisant.
 
Elle libère celui qui parle, bien sûr.
 
Elle valorise aussi celui qui reçoit la parole.
Est-ce pour cela que les gens autrefois allaient se confesserMoins pour être jugés que pour être…écoutés ?
 
Est-ce pour cela qu’un million de Français franchissent chaque jour la porte d’un salon de coiffure, finalement un des rares endroits où il est admis de parler de soi, et où l’on vous écoute ?
 
Ce n’est pas un hasard si le coiffeur Jacques Dessange avait comme slogan : « Recoiffe-moi le moral ». Il savait bien qu’on venait chercher chez lui beaucoup plus qu’un brushing… 
 
A près de 10 000 kilomètres des salons Dessange, sur la célère Ile aux centenaires d’Okinawa, on cultive également l’écoute comme un trésor de santé.
 
Les habitants s’inscrivent dès le plus jeune âge dans une sorte de club appelé le moai, où toute leur vie ils vont pouvoir se retrouver pour boire le thé, être ensemble, parler et écouter.
 
Le chercheur Dan Buettner, spécialiste mondial de ces « zones bleues » où vivent les centenaires, a rapporté le cas de deux femmes qui faisaient partie du même moai depuis 98 ans4. À 102 ans, elles continuaient à se voir et elles savaient qu’à la moindre difficulté, elles pouvaient compter l’une sur l’autre.
 
Ce n’est bien sûr pas le seul pilier de leur mode de vie, où l’alimentation, l’exercice physique ou encore la façon de respirer jouent considérablement pour expliquer leur longévité, mais selon Buettner, cette écoute réciproque a contribué à développer chez elles une incroyable confiance dans la vie et dans leur capacité propre à affronter les épreuves.
 
Pas si étonnant, lorsqu’on observe ce que l’écoute est capable de faire…contre la douleur.
 
Ecoute plus efficace que…la morphine !
 
Des chercheurs de l’Université d’Oxford ont ainsi voulu comprendre ce qui expliquait notre seuil de résistance à la douleur.
 
Leur conclusion ?
 
Il ne s’agit ni de notre âge, ni de notre constitution, encore moins de notre niveau de revenus… mais de l’étendue de notre cercle d’amis, ceux-là même qui sont le plus à notre écoute.
 
« Plus on est entouré d’amis, mieux on résiste à la douleur » résume la directrice l’étude5.
 
Cela s’explique par un mécanisme chimique : voir des amis permettrait au cerveau de sécréter de l’endorphine, l’hormone du plaisir, également efficace pour combattre la douleur. Si efficace qu’elle serait même plus efficace que la morphine, un des plus puissants anti douleurs !
 
À l’inverse, les gens ayant peu d’amis, et par conséquent peu de personnes à qui se confier, sont plus sujets au stress.
 
Mais revenons à nos consultations.
 

La botte secrète des homéopathes 

 
L’écoute dont fait preuve le médecin, c’est aussi la seule façon de s’intéresser au patient, avant de cibler la maladie.
 
Sans m’avancer trop, je pense que c’est probablement une des particularités qu’apprécient ceux parmi vous qui consultent un médecin homéopathe
 
Car pour reprendre les mots du Dr. Martine Gardénal, l’homéopathie est « une médecine de terrain qui prend en compte l’homme dans sa globalité et ne le découpe pas en petits morceaux. » 
 
« Cela ne veut pas dire qu’il faille rejeter les médecins spécialistes, mais cela signifie que ces derniers ne devraient pas oublier de réintégrer l’organe dans un homme tout entier. »6
 
L’homme tout entier… Fait d’un corps, d’un esprit et d’énergie(s).
 
C’est LUI, le GRAND OUBLIE de la médecine chimique !
 
Regardez par exemple ce nous que dit un jeune cardiologue, le Dr. Jérémy Descoux, violemment opposé à l’homéopathie : 

« Le problème (avec l’homéopathie) c’est que le témoignage de Madame Michu vaut plus que le discours scientifique »7

Madame Michu ?
 
C’est vous, c’est moi.
 
C’est l’appellation vexatoire adressée à tous ceux qui n’ont pas fait 10 ans de médecine, et dont l’avis ne peut donc pas avoir la moindre importance.
 
A quoi bon écouter ces gens-là ?
 

Fabuleux témoignage d’une jeune fille

 
Au passage, j’ai l’impression d’avoir déjà observé ce mépris pour les patients il n’y a pas si longtemps.
 
Dans la bouche de la ministre de la santé en personne.
 
Vous vous souvenez, quand des dizaines de milliers de malades de la thyroïde ont commencé à se plaindre de graves problèmes de santé liés au changement de formule du Levothyrox…

…Et qu’on leur a répondu que c’était dans leur tête !

Que c’était un effet « nocebo » (l’inverse du placebo), 100 % psychologique, causé simplement par une peur irrationnelle de la nouvelle formule !

Récemment une étude indépendante a pourtant montré que les deux formules n’étaient PAS bio-équivalentes, et que 15 % des patients (soit pas loin de 500 000 personnes) avaient un taux d’hormones thyroïdiennes gravement différent selon qu’ils prenaient l’ancienne ou la nouvelle formule8 !
 
500 000 patients qui eux, non plus, n’ont pas été écoutés
 
Dommage, vraiment dommage.  
 
Il me semble qu’avant d’envisager la moindre réforme ambitieuse, avant de présenter des plans d’organisation, de réduction des déficits ou de liquidation de la médecine naturelle, nos responsables de santé pourraient initier une VRAIE révolution.
 
Une révolution qui tient en sept lettres,
 
Qui ne coûtera rien,
 
Et qui donnera des fruits inestimables : 

E-C-O-U-T-E-R. 

Et pour les y inciter, je voulais leur livrer la réflexion d’une jeune femme qui était en «stage d’observation » chez un médecin généraliste9.
 
Voici ce qui lui a semblé être la plus importante des missions du médecin en cabinet :

« C’est est un lieu d’investigation médicale et de diagnostic des multiples pathologies rencontrées au cours de la vie et ce de l’adolescence au plus grand âge. » 
 
« Mais c’est surtout un espace intime où le patient peut parler de lui, de ce qu’il vit en parallèle de ses affections. »
 
« Le médecin de premier recours prodigue une oreille bienveillante et attentive, ce qui en substance est souvent déjà un soulagement ».

Et devinez quoi, cette jeune femme est…étudiante en médecine. Plutôt une bonne nouvelle pour l’avenir, non ?
 
Mais vous, lorsque vous allez voir votre médecin, avez-vous le sentiment d’être (assez) écouté ? L’écoute thérapeutique a-t-elle changé quelque chose pour vous ?
 
N’hésitez pas à répondre en commentaire de cette lettre, je vous lirai avec grand intérêt !
 
Santé !

Gabriel Combris

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